Peuvent participer au projet des personnes qui résident dans le canton de Berne, ont plus de 25 ans et souhaitent rattraper leur diplôme professionnel, mais n’ont pas assez d’argent pour le faire. Vérifiez avec notre check-list.
Pour des raisons organisationnelles et financières, le nombre de participant·e·s est limité à 24 personnes par an. Même si une personne n’est pas prise en considération pour le projet, elle profitera tout de même du processus de sélection : elle aura en effet examiné son avenir professionnel de manière intensive et reçu des informations détaillées quant à son objectif professionnel.
La formation doit aboutir à un diplôme reconnu. C’est généralement un diplôme au niveau secondaire II (certificat fédéral de capacité CFC) ou une attestation fédérale de formation professionnelle (AFP).
- Les adultes ont quatre possibilités pour rattraper un diplôme professionnel :
- une formation professionnelle initiale (avec contrat d’apprentissage)
- une formation professionnelle initiale raccourcie (avec contrat d’apprentissage)
- l’accès direct à l’examen de fin d’apprentissage (procédure de qualification selon art. 32, sans contrat d’apprentissage)
- la reconnaissance (validation) de votre expérience professionnelle pour un certificat fédéral de capacité ou une attestation fédérale de formation professionnelle (sans contrat d’apprentissage)
Quelle est la meilleure voie pour vous? Au début du projet, vous allez en parler lors d’un entretien de conseil dans l’un des Centres d’orientation professionnelle OP.
Le projet « Deuxième chance pour une première formation » est ouvert à des personnes qui ne peuvent pas financer elles-mêmes une formation parce qu’elles n’ont pas assez de revenus et de fortune. Si tel est le cas, le projet prend en charge les frais de subsistance et de formation selon les normes CSIAS.
Au début du projet, nous examinons avec vous qui est compétent pour le soutien financier (bourses, service social, allocations de formation de l’ORP ou la Fondation Stanley Thomas Johnson).
Le soutien financier dépend des besoins individuels ; il est donc déterminé spécifiquement pour chaque personne. En principe nous finançons (selon CSIAS):
- frais de subsistance (nourriture, vêtements, soins corporels, téléphone, etc.)
- frais de logement frais pour les soins médicaux de base (primes d’assurance maladie, franchises, quotes-parts, etc.)
- frais de formation (matériel scolaire ainsi que frais de déplacement et de repas)
- prestations circonstancielles (p. ex. pour les coûts externes de garde des enfants)
Pour évaluer si une personne a besoin d’un soutien financier, les responsables du projet se basent sur les directives de la Conférence suisse des institutions d’action sociale CSIAS. De cette façon, tous les participant·e·s reçoivent le même montant mensuel que des personnes ayant droit à une bourse ou soutenues par un service social. Pour calculer le soutien financier, nous incluons le salaire des conjoint·e·s et des partenaires.
Une participation au projet « Deuxième chance pour une première formation » implique que les participant·e·s (et leurs proches) sont prêt·e·s à se limiter financièrement pendant la durée de la formation. Nous recommandons en outre un conseil budgétaire.
Les exemples de budget suivants vous aident à mieux évaluer le soutien financier pendant la formation.
Oui, car il s’agit d’abord, dans ce projet, de trouver une formation qui vous convient. Cela se fait lors des entretiens de conseil à l’OP.
Pendant cette période, vous vous préparez pour votre formation. Vous participez à des coachings et, si nécessaire, suivez un cours préparatoire en travaillant sur vos connaissances scolaires (mathématiques, langues, connaissances informatiques, techniques d'apprentissage etc.).
Selon vos besoins, une personne chargée de l’encadrement (conseiller de l’OP ou coach) vous apporte son soutien lors de chaque phase du projet. Ces personnes vous aident par exemple si vous avez des questions pendant la formation professionnelle ou dans votre entourage personnel. Les coaches vous aident aussi à rassembler vos documents de candidature et à chercher une place de stage ou d’apprentissage ainsi qu’un emploi à la fin de votre formation.
La plupart des participant·e·s ont besoin d’un soutien pour pouvoir se préparer à la formation et à l’école professionnelle. Le cours préparatoire a lieu chaque semaine pendant un an, à raison d'une demi-journée par semaine. L’accent est mis sur le soutien à l’apprentissage – une tâche comparable aux cours d’appui ou aides aux devoirs dans les écoles professionnelles.
Les contenus d’apprentissage concrets du cours préparatoire sont les suivants : évaluation des compétences scolaires au moyen d’un instrument de diagnostic adapté
- soutien individuel pour des compétences en langues standard, mathématiques, technique d’apprentissage, technologie de l’information et de la communication TIC
- développement de compétences transversales
- transmission de techniques de travail et d’apprentissage
- gestion du temps dans la sphère privée et dans le domaine professionnel
Le processus de candidature et la préparation à la formation professionnelle s’étendent déjà sur plus d’une année, mais ce n’est pas tout : l’apprentissage dure entre deux et quatre ans. Les participant·e·s doivent avoir une grande motivation et persévérance pour pouvoir terminer avec succès leur formation professionnelle. Les proches sont également sollicités durant cette période, car l’apprentissage et l’école professionnelle exigent beaucoup des participant·e·s et les limitent financièrement.
Le projet « Deuxième chance pour une première formation » vise à ce qu’après une préparation d’une année, vous puissiez commencer une formation. La formation dure normalement entre deux et quatre ans.
Le projet ne peut pas garantir une place d’apprentissage. Mais les expériences montrent qu’avec l’aide des coaches, les participant·e·s ont de fortes chances de trouver une place d’apprentissage.
Les participant·e·s déclarent accepter que leurs données personnelles peuvent être collectées, traitées et utilisées par la Fondation Stanley Thomas Johnson et les prestataires de services liés par contrat à la Fondation (p. ex. les coaches), dans la mesure où ces données sont nécessaires pour fournir les motifs, le contenu ou la modification de la relation juridique entre les participant·e·s et la Fondation Stanley Thomas Johnson dans le cadre du projet « Deuxième chance pour une première formation ». Cela se base sur les dispositions légales applicables, qui autorisent le traitement de données visant à exécuter un accord contractuel conclu. Lorsque le projet est terminé, les données sont supprimées ou anonymisées.
Le conseil de fondation de la Fondation Stanley Thomas Johnson fixe le montant du soutien sur la base d’un budget de formation établi individuellement pour chaque participant·e. Ce budget inclut aussi d’éventuels subsides de tiers pour le financement résiduel. Les modalités de versement sont définies individuellement, mais en général, les contributions sont versées semestriellement.